Recherche

Terre et espace

Le domaine « Terre et Espace » est riche de près de mille chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs, de l’université d’Orléans, du CNRS, de l’INRA et du BRGM. Nos recherches sur la Terre (tectonique des plaques, dégazage volcanique, risques telluriques, ressources minérales, protection des eaux et des sols, qualité de l'air et émissions de gaz à effet de serre) et l’Espace (de l’étude des relations Soleil-Terre à celle des pulsars, en passant diverses missions spatiales dont Rosetta, qui a embarqué deux instruments construits ici pour l'étude de la comète Tchourioumov-Guérassimenko) ont une forte reconnaissance nationale et internationale, comme l’attestent les plus de vingt projets européens en cours, ou le classement de Shanghai qui place l’Université d’Orléans dans le groupe des 101-150 meilleures universités mondiales dans le domaine Géosciences.

Observation de la comète Tchourioumov-Guérassimenko

Les enjeux sociétaux du domaine sont des plus importants (changement climatique, pollutions de l'environnement, risques naturels, gestion des ressources). Ainsi, les ingénieurs du BRGM sont à la disposition des autorités lors d’événements météorologiques exceptionnels, comme cela a été le cas lors des inondations de 2016, en région, ou lors de l’ouragan Irma.

Terre


L’étude de la Terre va de l'asthénosphère jusqu’à la stratosphère. C’est notamment le cas du Labex Voltaire, grand projet dans le cadre des Investissements d’Avenir, s’intéressant à la circulation des fluides géologiques, avec des applications visant à optimiser l’usage des ressources naturelles et à maîtriser les impacts environnementaux, et qui vise également à mieux comprendre les impacts des éruptions volcaniques sur le climat.

L’Institut des Sciences de la Terre d’Orléans (ISTO) mène des recherches sur une vaste gamme d’objets géologiques, des magmas jusqu’aux environnements de surface actuels, en passant par l’étude des ressources minérales. Ces recherches couplent approches de terrain, analyses au laboratoire et expérimentations. L’ISTO possède un ensemble de lignes de datation Argon-Argon unique en France.

Le campus orléanais héberge à la fois le Référentiel Géologique de la France (sur le sous-sol) au BRGM, et les bases de données nationales sur les sols à l’INRA. Ces ambitions s’étendent à une échelle internationale. Le BRGM pilote l’initiative OneGeology qui vise la création d’une carte géologique dynamique du monde, dans le cadre du (Global Earth Observation System of Systems). L’INRA coordonne quant à lui le projet GlobalSoilMap. dont l’objectif est la création d’une base de données mondiale d'informations spatiales sur le sol.

Espace


L’étude de l’Univers va de l’exploration des planètes et des petits corps du Système solaire, l’étude de l’héliosphère et des relations Soleil-Terre (conception et réalisation de nombreux instruments en vol ou en préparation sur des missions des grandes agences spatiales) jusqu’aux confins de l’univers, grâce aux données collectées par la Station de Radioastronomie de Nançay, en Sologne, pilotée par l’Observatoire de Paris en collaboration avec le CNRS et l’université d’Orléans. Orléans Grand Campus possède un laboratoire qui fait de la recherche spatiale, le Laboratoire de Physique et Chimie de l’Environnement et de l’Espace (LPC2E), qui aura bientôt parmi ses tutelles le CNES, le Centre National d’Etudes Spatiales.

Si l’année 2016 a été marquée par la mission Rosetta, dans laquelle le LPC2E est directement impliqué, les années à venir verront d’autres lancements pour lesquels le laboratoire aura apporté son expertise scientifique et d’instrumentation, comme Taranis, premier satellite dédié à l'observation des éclairs, ou SolarOrbiter, dont l’objectif est de porter des instruments de mesure au plus proche du Soleil, dans des conditions de températures extrêmes.

L’ensemble du domaine travaille en synergie notamment avec les chercheurs en énergie et matériaux, sur des projets liés à l’environnement au sens large : gestion des ressources, suivi des polluants et dépollution, de métrologie environnementale.

Instruments d'observation

Observation & Instrumentation


De par leur rattachement à l’Observatoire des Sciences de l’Univers en région Centre-Val de Loire (OSUC), les laboratoires du domaine « Terre et Espace » ont une mission d’observation, qui se traduit par la mise en œuvre et la maintenance de grands instruments, comme la station du grand radiotélescope européen LOFAR basée à Nançay, ou de grands sites d’observation, comme la Tourbière de la Guette, en Sologne.

La recherche du domaine « Terre et Espace » s’appuie sur une capacité de développement de nouveaux instruments exceptionnelle, grâce à l’excellence des ingénieurs et techniciens du Grand Campus d’Orléans. L’ensemble du domaine travaille en étroite collaboration notamment avec les chercheurs du domaine de l’énergie et des matériaux, dans le cadre de l’Equipex Planex, qui développe des instruments uniques au monde pour mesures les propriétés de matériaux naturels ou pour l’industrie en conditions extrêmes de pression et de température, ou dans le cadre du projet PIVOTS, qui développe des instruments pour le suivi de l’environnement -gestion des ressources, suivi des polluants et dépollution), de métrologie environnementale-.

Formation

Les étudiants attirés par les sciences de la Terre et de l’environnement peuvent, au sein de l’université d’Orléans, du CNRS et du BRGM, suivre une formation de Licence Sciences de la Terre, puis une formation Master Sciences de la Terre, de l'Univers et de l'Environnement de haut niveau, en immersion complète dans le monde de la recherche, au cœur des laboratoires, leur permettant de s’approcher au plus près des derniers progrès scientifiques du domaine et de se former au jour le jour au contact des chercheurs. L’ensemble des acteurs du domaine Terre et Espace, ainsi que du domaine Energie et Matériaux, ont déposé une demande de projet d’Ecole Universitaire de Recherche « Orléans Graduate School ». Elle porte une formation de master et doctorat intégrée, avec une pédagogie fortement basée sur le projet personnel de chaque étudiant, projet mené sur le cycle de master ou sur l’intégralité du cycle master-doctorat.